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Le boulonnage


 



Le boulonnage consiste à insérer des tiges métalliques dans le toit des galeries et chantiers afin d'en renforcer la solidité.


Forage avant boulonnage

Le boulon est une tige de 24 ou 27 mm de diamètre insérée dans un trou prévu à cet effet dans le toit. La tige est munie à une extrémité d'un système d'ancrage du boulon et à l'autre extrémité d'un filetage et d'une plaque d'acier.

Une fois le boulon entré dans le trou, on frappe sur le boulon avec un marteau perforateur ce qui provoque l'écartement du système d'ancrage à l'autre extrémité. La plaque de métal est serrée contre le toit avec un boulon.


 

Le boulonnage est beaucoup employé dans les chantiers en plateures. Il agit comme un système de renforcement des terrains mais il ne fallait pas que le terrain soit trop friable. Le boulonnage ne dépend pas de la tenue des murs mais du toit.

Associé à un bon soutènement, le boulonnage réduit fortement l'affaissement naturel du toit. En cas de rupture des roches du toit, le boulonnage permet d'en réduire les effets et d'éviter les effondrements.

A partir des années 70, des machines ont été employées pour forer les trous et réaliser le boulonnage.

Le boulonnage du toit

Fosse 7 bis du Groupe de Bruay

Le boulonnage dans les chantiers d’exploitation, sert à améliorer la tenue du toit qui en certains endroits, sont de très mauvaise qualité. Dans les chantiers à convoyeurs creusées à 22°, au lieu de soutenir le toit avec des billes de bois, on essaie de le raidir afin de devenir un toit solide qui tient tout seul reposant uniquement sur les mezières (paroi de la bowette).

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Un toit boulonné

Pour cela, on fore dans le toit, à chaque mètre d’avancement, sur les 3.5 m de largeur de la bowette. Ce sont quatre trous de 1.5 m de profondeur qui sont ainsi percés. On y introduit ensuite une tige en fer qui se termine au bout de la tige, côté fond du trou, par une fente. Dans celle-ci, on y avait, au-préalable, inséré un coin. Une fois l’ensemble positionné dans le trou, le mineur frappe sur la tige avec le marteau perforateur, la tige bute sur le fond du trou, le coin déforme le bout en l’écartant. La tige s’arme solidement dans les terrains. La charge supportée par l’ensemble équivaut à plusieurs tonnes.

Une fois installée, la tige filetée dépasse de 10 cm. On boulonne dessus des plaques qui collent au toit avec un câble plat de la largeur de la bowette.

A la fosse 7 bis, l’équipe Wasielewski, Suwiczac et Kubera boulonnent ainsi 60 mètres de cheminée sans un ajouter un soutien boisé. L’équipe Even, Ptack et Imbert font de même. Attention, cette méthode de boulonnage ne fonctionne pas partout. Il faut absolument que le toit en profondeur soit assez rigide pour maintenir la tige. Dans le cas contraire, les galeries s’affaissent au bout d’un certain temps.

Source Lampe au chapeau, journal du Groupe de Bruay 1952


Date de création : 21/09/2011 @ 22:18
Dernière modification : 04/04/2020 @ 19:21
Catégorie : Le fond - Le travail du mineur
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