Le cheval de mine

Le cheval à la mine

Descente du cheval

L’emploi du cheval au fond de la mine de manière systématique remonte à 1860. L’utilisation maximale revient à l’année 1930 ou ils sont estimés à 10000 têtes pour la France. Le cheval est principalement utilisé pour tirer des berlines mais aussi pour le matériel.

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En 1919, l’activité du cheval est réduite à un poste par une loi mais ce n’est pas souvent le cas. Une anecdote raconte que le cheval savait compter. En effet, le cheval était habitué à tirer un nombre identique de berlines. Lorsqu’une berline était rajoutée le cheval refusait d’avancer. En fait, il connaissait les berlines quand elles claquaient lors des démarrages. Il suffisait d’empêcher la berline de claquer lors du démarrage pour berner le cheval.

A l'écurie

Lors de la première descente du cheval, il était conduit à l’écurie du fond et il s’habituait à l’obscurité. Au fil des jours, le cheval s’habituait à son parcours. Mais on lui protégeait le dessus de la tête par une bande de cuir afin d’éviter qu’il s’assomme sur le toit des galeries. Les chevaux ont souffert. Ils étaient souvent blessés par les parois, les accidents notamment lorsque le train de berlines s’emballait et déraillait. En outre, les meneux d’quévaux du 19ème étaient plutôt rudes avec les chevaux car leur salaire dépendait de la rapidité des trains de berlines.

Remonte du cheval

Les brimades ou surcharges de travail étaient pourtant sanctionnées par des amendes. Les chevaux ont aussi payé un lourd tribu pendant les catastrophes. On sauvait les hommes mais les chevaux étaient abandonnés à leur sort. Le 28 avril 1866, lors de l’effondrement du puits 2 de Marles, sous l’effet de la pression des eaux, les hommes sont évacués mais pas les chevaux. 27 sont restés au fond ensevelis.

Le cheval est protégé à la tête

Une dernière anecdote raconte que le cheval ressortait aveugle mais il n’en était rien. En réalité, le cheval retrouvait la vue au fil de jours après la remontée.

Bienfait

En avril 1966, bienfait est le dernier cheval des HBNPC (Houilllères du Nord-Pas de Calais) remonté des galeries d’Oignies à l’âge de 19 ans. Il finira sa carrière en 1971 dans une pâture.

Jean-Louis HUOT pour l'APPHIM

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Date de création : 15/02/2010 16:28
Dernière modification : 24/08/2012 16:15
Catégorie : Le fond - Divers
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Réactions à cet article

Réaction n°1 

par bernadette le 23/08/2015 21:00
Surtout à ne pas les oublier les mettre au même niveau que les hommes qui les ont accompagné avec courage dans la même galère