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A.P.P.H.I.M Mémoire des mineurs

Si vous souhaitez faire paraître vos photos de mineurs, celles de vos ancêtres, vos témoignages d'ancien mineurs ou enfants de mineurs... sur notre site contact : apphim@apphim.fr. L'A.P.P.H.I.M souhaite ainsi conserver et transmettre la mémoire et l'image de nos mineurs.


Sur le site

Le mineur-boutefeu, seul professionnel de la mine autorisé à manipuler et à déclencher les explosifs, est chargé d'exécuter les travaux de creusement en respectant et en faisant respecter de manière rigoureuse les règles de sécurité.

Outre l'application des consignes de tir (emploi des explosifs et mise en œuvre des plans de tir), il assure la sécurité du chantier en ce qui concerne la tenue des terrains et du soutènement.

Le boutefeu, celui qui " boute le feu ", manie les explosifs. Il fut longtemps un personnage à part dans la hiérarchie de la mine où il avait le rang de porion. Il supervise les opérations de perforation et d'injection d'eau.

A l'avancement dans une galerie, la foration se fait suivant un plan de tir bien défini : Le nombre de trous à forer, leur profondeur, leur distance les uns par rapport aux autres. Une fois que les bowetteurs, les mineurs chargés du creusement dans la roche, ont terminé ce travail, il faut curer les trous avec de l'air comprimé de façon à pouvoir entrer l'explosif sans difficulté.

Avant la mise en place des explosifs, il regarde s'il y a des morceaux de roche en suspens qui pourraient tomber. Le cas échéant il « purge » car il faut éviter à tout prix des chutes de blocs en pleine opération de minage. Une fois en situation de sécurité, il met l'amorce dans la cartouche, fait le nœud réglementaire et procède à l'introduction de chaque bâton de dynamite au fond du trou, « le bourrage » est l'étape finale pour que la charge reste bloquée dans le trou. Il est le seul habilité à manipuler les charges amorcées et doit veiller à la quantité d'explosif à utiliser et respecter les numéros des amorces. Les explosifs suivant leur place n'ont pas la même quantité de poudre et ne se déclenchent pas tous en même temps ce qui permet d'avoir un résultat final optimal.


Plan de tir

Puis il relie les fils  sur la « boîte à buquer »et fait évacuer le chantier en s'assurant de la mise en sécurité de la zone de tir.


Boîte à Buquer photo André Paillart

Le boutefeu en 1959

Dans le Groupe de Bruay, 230 boutefeux font sauter chaque jour 1 tonne et demi d'explosifs divers. Le temps s'est écoulé depuis le boutefeu d'antan et l'exploitation à la « batrouille », à « aiguille infernale » et les 30 à 50 tirs à retardement.

La technique a bien évolué, fini le temps où le vieux mineur semblait « peser » la poudre à chaque mine. Il n'est plus question en 1959 de l'avancement rapide, de jauger la quantité de poudre à l'oeil, mine par mine mais plutôt de réaliser une opération technique. Cette technique répond à la nécessité de respecter une réglementation très stricte. Cette réglementation a envisagé toutes les causes d'accidents possibles et cadre la réalisation du travail dans le but de les éviter. En effet, tous les accidents dus aux explosifs sont une conséquences d'une négligence de la règle.

L'équipe de foration a effectué 32 trous de mine de 2,20 m qui recevront 22,4 kg d'explosifs GDC 16.

Le boutefeu, M. Charles DELFOSSE, vérifie la teneur en grisou du chantier puis prépare ses charges d'explosifs et ses détonateurs.

Une fois la charge terminée, il effectue encore une vérification de l'atmosphère.

Le boutefeu amarre la ligne de tir, dans quelques instants, il fera évacuer les lieux.

Pour avoir du personnel compétent et rigoureux, les Houillères se sont engagées dans un processus de formation des boutefeux. La sélection des candidats se fait sur proposition des ingénieurs. Ensuite, les Mineurs passent une visite médicale pour vérifier leur vue et un entretien psychologique qui évalue leur capacité à postuler sur le poste. Il faut bien sûr connaître la réglementation par cœur mais aussi la comprendre pour ne pas l’enfreindre ! Après un stage pratique au fond, les apprentis-boutefeux suivent 6 jours de cours dispensés par le SFP (Service de Formation Professionnelle) .

Sous le contrôle du moniteur Potisek, les apprentis Miklazewski, Smoczinski et Dufay prépare un tir sur maquette

Tabat s'entraîne à monter des tirs en série ou dérivation

Apprentissage de l'utilisation de la lampe à flamme

Miklazewski s'initie au bourrage des explosifs

Zéphir Laurent, moniteur en chef, donne un cour sur les différents types de chantiers

Cette formation comprend :

  • La reconnaissance des terrains

  • La reconnaissance des types de chantiers

  • La connaissances des explosifs et détonateurs.

  • Des cours de travaux pratiques sur le bourrage et l'attelage d'un tir.

  • Utilisation de différents outils : lampes grisoumétriques, grisoumètres, ohmètres...

  • Informations sur le cycle du métier : visite du chantier, comptabilité, détection du grisou, incidents de tirs...

Le Centre de Formation de Bruay est bien équipé pour cette formation : salle avec maquettes et affiches, installation pour la grisou-lampe, table de bourrage en Mine-image. Une salle de projection à la Fosse 1 permet aussi de présenter des films sur le minage, les incendies, les convoyeurs...

La formation se termine par un examen final contrôlé par le Service des Mines. La formation et la sélection rigoureuse semblent porter leurs fruits. En 1959, sur 31 candidats 27 seront admis, 2 refusés et 2 reportés à une session ultérieure.


Editorial

Bienvenue sur ce site de l'association A.P.P.H.I.M apphim.fr consacré au métier de mineur sous toutes ses formes, aux matériels qu’il utilisait et aux installations dans lesquelles il travaillait. Grâce aux nombreuses recherches effectuées par les adhérents de l’association, aux documents qu’ils nous ont transmis et aux témoignages des anciens, nous espérons par tous les articles inclus vous éclairer sur les spécificités et les difficultés du travail des mineurs, sur leurs luttes incessantes au cours de l’histoire pour être reconnus, sur leur vie dans les corons et sur l’ambiance d’entraide et de solidarité absolument remarquable qui existait entre les hommes au fond des fosses.

Textes et photos issus de l'Apphim ©Apphim tous droits réservés
 

Jean-Louis HUOT, Président A.P.P.H.I.M

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apphim@apphim.fr

apphim.fr


 


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