Les catastrophes et décès du mois de décembre
Les catastrophes et décès du mois de DECEMBRE
Mardi 24 décembre 1935 : fosse 10 Vendin le Vieil, 1 mort Décès de Jury PODLUNSEK, 42 ans, père de trois enfants. Il a été écrasé par un éboulement.

Source Réveil du Nord Echo, col APPHIM
Jeudi 26 décembre 1935 : fosse 9 Lens, 1 mort Décès de Alfred LALLART, 43 ans. Il a été écrasé par deux berlines.

Source Réveil du Nord Echo, col APPHIM
Lundi 30 décembre 1935 : fosse 3 Noeux les Mines, 1 mort Décès de Adalbert WRONA, père de trois enfants. Il a été écrasé par un éboulement.

Source Réveil du Nord Echo, col APPHIM
Jeudi 18 décembre 1958 : Puits Pontil (Cévennes), 9 morts

Le puits du Pontil, source journal local, col APPHIM
Le drame s'est produit à 5h30 du matin, à 370 mètres sous terre. Contrairement aux catastrophes classiques de Divion ou de Banel, il n'y a pas eu d'explosion proprement dite, ni de flammes. Les techniciens parlent d'un "dégagement instantané de gaz".
Alors que les mineurs procédaient au "havage" de la taille (une opération consistant à entailler la couche de charbon sur une quinzaine de centimètres), la machine a littéralement crevé une poche de gaz comprimée dans la roche. Une masse énorme de grisou s'est alors libérée silencieusement, mais avec une force telle qu'elle a projeté des tonnes de charbon pulvérisé, asphyxiant instantanément les ouvriers présents.
Le seul signe avant-coureur fut un "bruit sourd", une légère déflagration de pression qui projeta du charbon. Ce bruit a alerté les équipes travaillant à proximité qui, se précipitant vers la bouche d'évacuation de l'air vicié, ont immédiatement compris la gravité de la situation en constatant la présence massive de grisou.
L'alerte a été donnée instantanément. Les ambulances et les camions de réanimation sont arrivés rapidement au puits du Pontil, mais pour les neuf hommes restés au cœur du dégagement, il était déjà trop tard.
L'ingénieur du fond souligne un point crucial : l'accident s'est produit durant le "dernier poste", le moins important en effectif, alors que la mine était presque vide.
"Si le coup de grisou s'était produit une heure plus tard, il y aurait eu plus de cent morts."

Source CFTC, col APPHIM
Sources journaux, col APPHIM
Vendredi 27 décembre 1974 : fosse 3 Liévin, 42 morts Coup de grisou, cf articles dédiés.
Vendredi 01 décembre 1978 : Freyming-Merlebach, Puits V, 2 morts
Deux piqueurs, M. Julien Houlle, 28 ans, de Seingbouse, et Gauthier Grun, 33 ans, de Hombourg-Haut, ont péri dans ce qui semble être un effondrement de charbon suivi d'une asphyxie, semant la consternation dans la région.
Le drame s'est produit dans un "montage", une galerie quasi verticale destinée à l'aération et à l'exploitation, située à l'étage 1036 du siège de Merlebach. Les deux hommes travaillaient à environ 826 mètres de profondeur, s'affairant au creusement de cette cheminée ascendante qui devait relier l'étage actuel à une galerie supérieure.

Ils opéraient depuis une nacelle fixée par une crémaillère à la paroi du montage. L'un des mineurs se trouvait à l'intérieur de l'habitacle, l'autre était positionné entre le plancher supérieur de la nacelle et une grille de protection.
À 0h15, le signal d'alarme a été déclenché. Les sauveteurs, arrivés au bas du montage, ont rapidement constaté un important éboulement qui obstruait la voie, les empêchant de prendre contact avec les deux hommes. Le dégagement de l'énorme masse de charbon a duré près de quatre heures.
Lorsque les équipes de secours ont finalement atteint le lieu de l'accident, vers 4h du matin, Julien Houlle et Gauthier Grun étaient déjà décédés. Leurs corps, sans blessures graves apparentes, ont été redescendus du montage par deux sauveteurs affrontant les risques d'un nouvel effondrement, et remontés à la surface vers 7h30.
D'après des mineurs ayant pu accéder au chantier, une importante masse de charbon friable, située juste au-dessus de la nacelle, aurait cédé. Cette masse se serait accumulée au bas du montage, l'obstruant, mais sans directement écraser les victimes.
L'absence de blessures externes graves suggère fortement que les deux hommes ont pu être asphyxiés par des émanations de grisou (méthane).

Source article et photos, Républicain Lorrain, col APPHIM
Jean-Louis HUOT pour l'APPHIM