En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés. Mentions légales.

Nouveauté

A.P.P.H.I.M Mémoire des mineurs

Si vous souhaitez faire paraître vos photos de mineurs, celles de vos ancêtres, vos témoignages d'ancien mineurs ou enfants de mineurs... sur notre site contact : apphim@apphim.fr. L'A.P.P.H.I.M souhaite ainsi conserver et transmettre la mémoire et l'image de nos mineurs.

Pour consulter les mineurs présents dans nos archives consultez le pdf

pdf.gif

Sur le site

En avant la musique, toutes les musiques !

Assis à la table de la salle à manger, mon grand-père Anton pince d’une main les cordes de sa cithare posée sur la table, de l’autre, à l’aide d’un archet, il interprète un vieil air tyrolien. C’est gai, entraînant, nostalgique parfois. Il joue seul ou nous entraîne dans la folie de sa musique en lançant des youli-holi qui nous excitent. C’est toujours la fête quand Anton prend sa cithare ; j’en ai plein les yeux et les oreilles. J’aime la musique.

Ma mère a parfois du mal à nous calmer

Il a continué à jouer même devenu un très vieux monsieur. Mon grand-père a appris à jouer au Tyrol. Ses enfants ont fait de même à Liévin !

musique01.jpg

En 1936, ma mère pratique le violon, mon oncle Antoine, le trombone, Wladimir-Henri et Raymond choisissent l’accordéon. C’est presqu’un orchestre et le temps passe vite chez les Kunej. Les trois frères et la sœur fréquentent La Symphonie Ouvrière des Accordéonistes Liévinois qui regroupe un ensemble d’accordéons mais aussi d’autres instruments de concert. Leur réputation dépasse Liévin.

Le dimanche, c’est concert au kiosque du jardin public. Le répertoire est classique car la foule veut toujours entendre les mêmes airs.

La semaine, les répétitions ont lieu à la salle Tabarin au café de l’Harmonie. Ma mère raconte toujours la même  anecdote, celle du jour où un musicien a déposé de la farine dans le conduit du trombone d’un camarade, juste avant le début de l’interprétation… Imaginez la suite !

La répétition terminée, certains  s’attardent trop longuement au comptoir du café. On consomme, on rit, on boit parfois plus que de raison.

Après la guerre, deux nouvelles sociétés musicales sont créées : l’harmonie municipale et la batterie fanfare de Liévin en plus de La société d’accordéonistes de Liévin. Les accordéonistes se sont séparés des autres musiciens.

La musique est partout dans les maisons et dans la rue. Sur le trajet de La Fosse, tôt le matin, les mineurs chantent des refrains de leur pays. Ma mère apprécie particulièrement les chœurs des chants italiens. Dans chaque cité, le dimanche, des musiciens se regroupent sur les places, les nationalités se regroupent. Ma mère évoque la musique émouvante des accordéons et violons tziganes au café Combreza, rue Léon Blum à Lens. La famille Hongroise fait danser et chanter la clientèle au son de musiques slaves. L’endroit aurait été un repaire de résistants…

Les Polonais, nombreux, montent des orchestres dont le plus réputé sera celui de Stephan Kubiak, né à Liévin en 1929. Il fera danser plusieurs générations à partir des années 60.

C’est avec joie que mes grands-parents découvrent les disques vinyles dans les années 1960. Je les vois encore écouter la musique traditionnelle tyrolienne à la T.S.F., un tourne disque étant incorporé sur la face supérieure de l’appareil. Enthousiaste, grand-père reprend en chantant les airs de son pays, et les ponctue de quelques pas de claquettes.

Elevée dans cette ambiance musicale, ses petits-enfants poursuivent la tradition. Mon frère fréquente l’école de musique de l’harmonie des mines de Lens, dirigée par M. Delvigne. Il répète dans un grand chalet en bois situé à côté du pont de la gare Ste Elizabeth, au carrefour des Grands Bureaux : d’abord le hautbois, mais pour un gamin qui vient de perdre ses dents de lait, c’est difficile.  Il préférera par la suite le piano et la guitare.

Je demande à jouer du piano. Ma mère me confie à Mme Delion, qui fut son propre professeur. La méthode rose posée sur le pupitre, mon père m’accompagne à la mandoline dans mes exercices. Pour qu’il n’arrive pas à suivre les notes, je joue crescendo dès que je maîtrise bien une mélodie. On rit !

Cinquante ans plus tard, j’ai gardé quelques notions de piano et je joue de l’accordéon dès qu’on me le demande.


Si vous voulez savoir pourquoi je joue de vieux airs tyroliens, je vous répondrais tout simplement : ça vient de loin !

                                                                                               Annick Milbrandt, fille de Mineur

Editorial

Bienvenue sur le site mineurdefond de l'Association pour la Pérennisation du Patrimoine Historique et Industriel Minier (A.P.P.H.I.M)
 

logo2014.jpg Logo2019.png


Mémoire de la mine et des mineurs - Conservation d'archives et de matériel - Pérennisation de la mémoire des bâtiments et équipements miniers

A.P.P.H.I.M Ne pas oublier, transmettre et partager

 

Autre site A.P.P.H.I.M. apphim.fr

Textes et photos produits pour l'A.P.P.H.I.M ©Apphim tous droits réservés


 

Information

Les informations proposées sur ce site le sont à titre de service rendu au public, à titre pédagogique. Les photos sont utilisées à titre non lucratif. Elles sont protégées par le logo APPHIM pour éviter toute reproduction. Merci à Jean-Marie Minot, Jean-Pierre Mongaudon et Pierre Christian Guiollard et bien d'autres pour l'utilisation des photos

Photos des houillères-cartes postales anciennes de notre fond d'archives-photos Sébastien G, Jean-Louis HUOT, Pierre Ombrouck et Georges Tyrakowski (droits Apphim) sont estampillées de notre logo

Si par erreur involontaire, des photos, images ou écrits se glissent dans nos articles, nous nous engageons à retirer ces maladresses au plus vite. n'y voyez aucune intention maligne ou mauvaise de notre part. Nous nous en excusons le cas échéant.