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Mémoire de la Mine et des Mineurs de fond
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>> Section GENEALOGIE <<
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La stratigraphie
La stratigraphie est basée sur la division des temps géologique en ères, étages ... Notre bassin houiller du NPDC appartient aux étages Namurien et Westphalien. Sur Bruay, seul le Westphalien contient des veines exploitables.
Il est divisé en trois grands compartiments ou assises, séparés par des niveaux à faune marine que l'on retrouve jusqu'en Westphalie. Ces assises sont elles-mêmes partagées en faisceaux, aux limites moins précises, correspondant à des zones d’extinction ou d'apparition d'espèces végétales on animales.

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Ce schéma montre les différents aspects sous lesquels se présente la 22è Veine du Grand Ensemble 6, sur moins d'un kilomètre carré. Il apparaît nettement que, dans le champ considéré, l'épaisseur de schistes entre les couches de charbon composant cette veine peut varier de 10 centimètres à 10 mètres. |
A l'intérieur des assises et faisceaux se trouvent les veines. Leur structure est toujours relevée avec soin ; les renseignements qu'elle apporte, bien que souvent fort utiles, doivent être employés avec discernement, car une même veine peut se présenter sous des aspects très différents.
Il est nécessaire de connaître les veines sous une appellation qui leur soit propre. Au Groupe de Bruay, elles ont été baptisées n° l, n° 2, n° 3 ... au fur et à mesure de leur découverte, lors du creusement du puits n° 1. Plus tard, d’autres puits recoupèrent des couches stratigraphiquement supérieures à la Veine n° 1 ; on les désigna à partir de celle-ci en remontant, par les lettres A à M.

| On y trouve, de gauche à droite : la représentation schématique de la structure moyenne des veines, la désignation des veines par leur numéro, la coupe stratigraphique moyenne proprement dite, la distance approximative séparant les veines du calcaire carbonifère, les caractères paléontologiques ; les 3 colonnes de droite indiquent, dans l'ordre : le pourcentage de la teneur en matières volatiles, de la teneur en cendres, et de la teneur en matières volatiles ramenée au charbon pur. |
Au fur et à mesure des découvertes, la liste des veines s'allonge, et nous en sommes maintenant, à 300 mètres du calcaire carbonifère (base du gisement), au n° 49. Nous rappellerons pour mémoire que le gisement maintenant épuisé, déhouillé par les puits 2 et surtout 2 bis, comptait 8 couches exploitables.
Grâce aux études et recherches basées sur les sciences géologiques, il a été possible d'établir des coupes stratigraphiques normales de notre gisement. Toutes les veines connues, même les plus petites (appelées « passées ») dont l’épaisseur n'atteint parfois que quelques centimètres les niveaux marins les tonsteins* y figurent avec leur désignation dans l'ordre chronologique, ainsi que la teneur en matières volatiles des différentes veines ; on y a porté également le nom de tous les fossiles découverts.
Les travaux de reconnaissance, suivis de très près, font l’objet d‘études détaillées, tant pétrographiques que paléontologiques ; toutes les veines ou passées rencontrées sont analysées en Laboratoire de l'Usine Carbolux, et les renseignements ainsi obtenus sont reportés sur des coupes représentant fidèlement les terrains traversés.
Il suffit alors, dans la plupart des cas, de comparer ces documents avec les coupes stratigraphiques normales du gisement connu pour arriver à identifier les veines nouvellement trouvées ce qui est une condition très importante à la bonne marche de l’exploitation.
A titre d'exemple d'application de la méthode employée, nous citerons un cas concret.
La bowette Sud-Ouest du siège 5, bowette horizontale à l’étage 794, vient de traverser la Faille de Marqueffles qui renfonce le gisement, selon notre hypothèse de plus de 800 mètres. Dans cette bowette, immédiatement avant la rencontre de la faille, nous sommes aux environs de la 42ème Veine dont le charbon a une teneur en matières volatiles de 20 % ; après une trentaine de mètres de creusement en terrain failleux, nous recoupons quelques petites veines en place dont la teneur en matières volatiles atteint 30 % ; un des toits renferme, parmi d'autres fougères, le Linopteris sub Brongniarti. La confrontation de ces renseignements avec ceux que donne l’échelle stratigraphique normale montre que le rejet de la faille traversée est très important.

Les différentes failles et veines
En effet, d’une part la grande différence des teneurs en matières volatiles indique que l'on n'est plus du tout dans le même faisceau de veines.
D'autre part. la présence du Linopteris sub Brongniarti, qui n'existe qu'au-dessus de la veine n°22 prouve que la bowette vient de pénétrer clans des terrains situés au-dessus de la Veine n°22 or l'épaisseur de terrain séparant la Veine n° 42 (celle que nous avions recoupée avant la faille) de la Veine n°22 est de 500 mètres. Nous en concluons que le rejet minimum de cette faille est de 500 mètres.
Le creusement de la bowette se poursuit ; un peu plus loin nous rencontrons une nouvelle faille faisant également renfonçage. Nous trouvons cette fois des veines renversées. Le toit de l'une d’elles contient des fossiles d'eau douce (Estheria Simoni et Estheriella Reumauxi). Or ces fossiles associés n'ont jamais été trouvés ailleurs que dans le toit dc la Veine n° 7. Nous pouvons donc dire, connaissant la position normale de la 7ème Veine de l'autre côté des deux failles, que le rejet total de celles-ci est supérieur à 800 mètres et établir une hypothèse qui permettra de guider la suite des travaux de recherche.
* Au Carbonifère, des lits de fines poudres volcaniques devenues dures sont appelés tonstein (pierre d'argile) dans les bassins houillers nordiques et gore dans celui de Saint-Étienne. Les tonsteins sont caractérisés par la présence de leverriérite, association de lamelles de micas gonflés comme des accordéons par croissance épitaxique de kaolinite entre les feuillets. (source universalis)
Jean-Louis HUOT pour l’APPHIM
Source lampe au chapeau 1960
Editorial
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