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Monsieur Léon, ingénieur en chef des mines est responsable des opérations de sauvetage. Il décide de lancer les opérations sur les 3 sièges concernés. Il décide de pousser les recherches à partir des puits extrêmes : les sièges 4/11 et 2/10 mais aussi de reconnaître au plus vite la possibilité de rétablir la descente par le puits 3 situé au centre de la catastrophe.

Au puits 3, la première tentative, juste après l'explosion, s'était arrêtée à 70m à cause des échelles rompues. La cage se trouve bloquée, enfouie sous un tas de gravas. Il est donc décidé de couper le câble de la cage et d'y attacher un cuffat pour poursuivre les recherches plus au fond. A 9 heures, un courant d'eau mis en place permet une aération relative. Les ingénieurs Petijean, Fournier ainsi que le porion Clabecq et un homme d'about commencent la descente. Ils sont bloqués à 100m par les fumées. Il faut attendre qu'elles disparaissent pour poursuivre les recherches. Le puits est de plus en plus encombré par les morceaux de goyot, les moises... qu'il faut remonter. Les hommes remontent les pièces les plus dangereuses et atteignent 160m à 22 heures. L'étage le plus proche est encore à 120m et les pièces laissées entre temps menacent de retomber sur les sauveteurs. Le soir du 10 mars, il est décidé de poursuivre les recherches dans le puits 3 une fois les pièces remontées ou consolidées. La progression sera de toutes façons longue et délicate.

Dès 9 heures du matin, une première exploration est menée en direction du puits 3 par le puits 10 qui a échappé à l'explosion. Cette reconnaissance échoue, l'équipe évite de justesse l'asphyxie grâce à l'arrivée d'une autre équipe. A 11heures 30, une nouvelle tentative est menée. Elle est dirigée par Heurteau et Leprince-Ringuet, adjoints de Monsieur Léon. Cette équipe retrouve des cadavres et quelques survivants qui, pour la plupart, mourront avant d'avoir vu le jour trop intoxiqués par les émanations. Deux rescapés sont sauvés. Ils ont eu l'idée d'ouvrir un tuyau d'air comprimé lors de l'arrivé des fumées et ont ainsi échappé à une mort certaine.

A 19 heures, le délégué Simon du puits 3 suivi par le porion Pelabon arrivent par la veine Julie à l'accrochage 280 du puits 3. Ils ne trouvent que des cadavres mais entendent du bruit venant des étages inférieurs. Ils descendent par un bure et trouvent 13 survivants à l'accrochage 303, puis 4 sur le retour dans la veine Mathilde. Cette expédition a permis de ramener des hommes vivants mais elle a aussi prouvé que le puit 3 était accessible par le puits 10.

L'ingénieur en chef Léon, de son côté, entreprend des recherches par les puits 4/11. Les reconnaissances montrent que l'étage 331 est dévasté. Les bowettes Nord et Sud sont obstruées par des éboulements. Les appels des sauveteurs restent sans réponse. Le déblaiement est entrepris par équipes et les portes d'aérage entre les puits 4 et 1, détruites, sont refaites afin de permettre un aérage normal du fond. Les reconnaissances sont poussées à l'extrême limite de la présence des gaz (plusieurs sauveteurs tombent mais ramenés de justesse par leurs camarades). A 16heures30, 23 survivants sont découverts à l'étage 331. Ils ont erré des heures en fuyant les fumées, évitant les éboulements. Ils étaient 34 au départ emmenés par le porion Grandamme. Celui-ci, revenant sans cesse en arrière pour ramener les mineurs affaiblis est tombé lui-même asphyxié. Deux autres rescapés sont récupérés à 23heures30. Ils ont échappé aux gaz en s'enfermant dans un cul de sac à l'étage 331 fermé par une porte en bois. Ils ont quitté leur refuge vers 20 heures et ont regagné tant bien que mal l'accrochage. Ces deux hommes seront les derniers récupérés par le puits 4, la progression autour de ce puits n'est que de 300m en cette fin de journée du 10 mars.


Date de création : 16/01/2014 @ 21:53
Catégorie : Les dates-les personnes - Catastrophes-Catastrophe de Courrières
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