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Il nous présente des poèmes de Jules Mousseron ainsi que les faits marquants de sa vie


Date de création : 13/11/2010 @ 15:30
Dernière modification : 28/08/2012 @ 22:25
Catégorie : Livres, récits, témoignages... - Littérature
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Réactions à cet article

Réaction n°1 

par meaban le 29/10/2012 @ 20:26
Versants             (À ceux de Ladrecht)

Au pied de l’escalier que montent les jardins, l’émoi d’une soirée

Plus loin sur l’Auzonnet qui trace la vallée, la rumeur du désert

Les arbres imbéciles étarquent le sillon de crêtes indécises
Un hiver en été qui s’échappe des sources
La strate des collines persillées de charbon.

            Aux aubes de la nuit

Je les revois encore les sombres espagnols enragés de vengeances, s’enquiller vers les puits ces farauds de castille
Ils creusent au rocher, soldatesques farines, ensuqués de silice

Et ces maures souriants descendants des Aurès, ils rêvent du djebel aux calcaires équarris
Allongés dans les tailles cognant sur l’anthracite

Et nous fils des hauts déboulant de l’école, foudroyant les déblais de la marque des autres
Partageons des misères de tous ces immigrants.

            Déportés des surfaces

Où sont-ils donc partis, dans cette fin de journée ?
Les casernes sont vides au flanc des vieux chantiers.

Et ce cœur taraudé que de t’avoir perdue, aux détours de passés qui meublent mon attente

            Où es-tu donc alors ?

Dans de proches villages jetés comme des cailloux, rêvant la tête basse
A tes jambes fuselées et tes hanches si fortes s’arque-boutant au roc à rouler les stériles

            Un joug d’éternités

Un solde d’inventaire, histoires inclinées
Les villas desséchées aux tuiles dérangées et leurs persiennes mortes

            Qu’auraient-ils donc à dire !

Tous ces vieux saccagés dans ce magasin d’ombres
Un chevalement rouillé qui supplie qu’on l’achève

            Et pourtant

Au fait des solitudes errantes dans les pins, la lampe du matin écaille les versants
L’air s’emplit de résines écrasant les boulets qui rongent mes soufflets

                                                &nbs p; Un silence d’empire émonde les vallées
                       



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