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Le mineur ne remontait jamais en surface pour manger. Tout se passait au fond, parfois les chantiers étaient tellement exigus que le mineur prenait son casse croûte, appelé "briquet" dans la taille même. Le mineur aurait perdu trop de temps et d'efforts pour quitter le chantier! En quittant sa maison, le mineur emportait sa musette, une sorte de sacoche ou sac que le mineur avait généralement fabriqué.

musette01.jpg
Photo André Paillart

Il existait toutes sortes de musettes : en simple toile ou en cuir pour ceux qui en avait les moyens. Bien souvent, les mineurs récupéraient des morceaux de bande en caoutchouc des convoyeurs pour fabriquer leur musette. Dans cette musette, la femme du mineur y avait placé des sandwiches et une gourde en aluminium appelée "boutelot". La gourde était généralement remplie de "jus de chaussettes" ou jus de « chirloute », c'est à dire du café bien délavé. Il n'y avait jamais d'alcool dans le boutelot car il était formellement interdit d'en voir au fond.

boutelot01.jpg

Musée de la Mine Oignies

Pendant le travail, la musette devait être placée en hauteur suspendue sur le boisage. D'abord, cela évitait qu'elle prenne trop d'humidité et empêchait quelque peu les rongeurs de s'y introduire. Combien de galibots n'ont jamais retrouvé leur premier briquet par méconnaissance des usages du fond!


 


Date de création : 13/11/2010 @ 15:13
Dernière modification : 08/08/2012 @ 15:05
Catégorie : Le fond - Moments de vie
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Réactions à cet article

Réaction n°3 

par luco62 le 10/01/2017 @ 22:23
Chut ! Dans la musette le mineur pouvait aussi remonter quelques belles gaillettes ou raccouches bien que cela leur soit interdit !.Ainsi que des "biscaïens" grosses billes d'acier pour jouer aux "mappes !Je me souviens de la musette de mon père fabriquée avec des morceaux de bande de tapis roulant , inusable mais lourde.Il me disait aussi que la présence des souris, quoique voleuses, était signe qu'il n'y avait pas de grisou dans la taille.











j

Réaction n°2 

par decaillon le 22/02/2013 @ 12:58

Bonjour ,

J'ai eu l'occasion de travailler 3 mois en 1975 à la fosse 3 de Méricourt .

Le souvenir du briquet ce sont les souris qui visitent les musettes .Donc il est souhaité de les suspendre mais malgré tout il y avait des acrobates .

A la fin de notre repas , on gardait des miettes de pain et étant assis on en mettait sur nous et on se mettait dans l'obscurité et là ! les souris vennaient sur nous . Elles n'étaient pas très sauvages .

 

On gardait des tartines et on ne finnissait jamais notre boisson on ne sit jamais !

 

Voilà mon pere étant mineur , nous donnait le surplus qui s'appelleit pain d'allouette .


Réaction n°1 

par mandraque30 le 17/02/2013 @ 12:49
je vois des gourdes on appelait cela un flacon (en aluminium) a force de prendre des coups ces flacons etait tout bosselé on prenait un flexible a air comprimé et on regonflait ce flacon en y mettant de l'air comprimé dedans
ça enlevait un peu toutes ces incurvations



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