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Au début de l’exploitation minière la carrière de mineur commençait dès l’enfance pour les garçons et les filles. Avant 1813, des enfants de 8 ans descendaient, pour un salaire ridicule, effectuer des petites tâches (porter des lampes, porter des seaux, du matériel...).

Parfois le travail était plus difficile comme celui de rouleur. Il fallait pousser les berlines même pleines. Les galibots étaient aussi assignés au remplissage de ces même berlines.

Le 3 janvier 1813, un décret interdit la descente des enfants de moins de 10 ans. En 1841, la durée de travail maximum pour les enfants de 8 à 10 ans sera réduite à 8 heures/jour. Les enfants de moins de 13 ans ne doivent pas travailler la nuit.

En 1848, une nouvelle loi interdit l’embauche avant 12 ans et limite à 12 h/j le travail des enfants de 12 ans à 16 ans. En 1874-1875, le travail des femmes au fond est désormais interdit.

Jusqu’en 1919, il y aura peu d’évolution. A cette date, la loi institue les 3 poste de 8 heures de travail et fixe l’âge minimum à 13 ans. Les Compagnies privilégient d’abord un poste au jour (triage, criblage...) avant la première descente.

En 1946, le jeune peut préparer son apprentissage dès 14 ans mais il n’apprend que la théorie et s’entraîne dans les mines-images. La dernière législation remonte à 1959 qui fixe la scolarité obligatoire à 16 ans. L’apprentissage commence ensuite ou en alternance. Le futur mineur ne descendra que lorsque sa formation sera terminée à 18 ans.


 


 


Date de création : 24/03/2010 @ 15:01
Dernière modification : 27/08/2012 @ 16:13
Catégorie : Les métiers de la mine - Au fond
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Réactions à cet article

Réaction n°5 

par MOMO le 25/11/2016 @ 17:05
Je parle en mon nom mais aussi celui de mes jeunes copains à peine âgés de 14 ans en 1946, tous disparus. Employés au fond  à la fosse 5 d'Auchel  j'affirme que dès le premier jour nous étions opérationnels. Souffrant alors de malnutrition exploités inhumainement il fallait suivre la cadence que nous imposaient les mineurs. Parfois insultés et mêmes frappés par la maîtrise parce que trop faibles pour transporter, plutôt trainer au sol de véritables troncs d'arbres, des éléments de couloirs oscillants ou de tuyauterie, matériels très lourds. Les galeries dans un état de délabrement incroyables, les voies de roulage usagées et déformées en rails de 9 kg occasionnaient de nombreux déraillements.
Impitoyables les, porions d'ailleurs eux mêmes insultés pour manque de coupe (production de charbon insuffisante) ne se maitrisaient plus ou moyennement. Et nous étions en quelque sorte  les souffrent douleurs. et nos salaires atteignaient le quart de celui des mineurs. Je me souviens d'un chef porions surnommé 100 francs par seconde.
Il faut rappeler surtout à ceux qui ont la mémoire courte ou qui n'ont pas connus cette période qu'il fallait reconstruire le pays à tous prix!!!Et surtout qu'à cet effet la bataille du charbon ne faisait qu'empirer les choses.
D'ailleurs encore maintenant s'il reste des survivants de cette période je les imaginent tous atteint de la silicose ettragiquement diminués. Une statistique de 2007 fait état de 58000 mineurs sacrifiés (tués par la silicose) et 12000 en attente!!
Par ce rappel je souhaite éviter la confusion dans l'esprit des lecteurs profanes et leurs dire que les mineurs n'ayant pas vécus cette croisade sont des chançards, tant mieux pour eux MOMO

Réaction n°4 

par Germain le 04/02/2013 @ 20:06
Certificat d'études en juin 1958. Juillet entrée à la mine comme galibot à la fosse 3 de Méricourt aprés un passage à l'école et à la mine image. A 16 ans intégration dans l'équipe du chef porion (équipe volante intervenant lors de grosse casse ou d'installation urgente) A 18 ans plus jeune chef de taille  (rabot et haveuse avec beaucoup d'ouvriers Marocains à peine formés. A 19 ans service militaire de 18 mois dans les Paras et retour à la Mine (fosse 3) Eléve surveillant avec cours à l'école de maitrise (muté à la fosse 6 de Fouquiéres) jusqu'en 1967 - Ensuite grand bouleversement, ai quitté la Mine, engagement comme Sous-Officier dans les Paras, une brillante carriére en terminant Officier Supérieur. Ces années passées à la Mine ont étées une ecole de la vie formidable au milieu de gens courageux et attachants.

Réaction n°3 

par ROBERT le 17/09/2012 @ 22:57
J'ai été Galibot  à l'âge de 15 ans de janvier 1960 à Mars 1962.
15 jours à la mine école à Noyelles et 2 mois au fond à la fosse 21de Harnes.
J'habitais à Noyelles sous Lens.
Pour des raisons familiales je suis parti dans le sud de la France.
J'ai plus de bon souvenirs que de mauvais.
Je ne me rappelle plus des horaires que nous faisions à l'époque.
Est-ce que quelqu'un peut me renseigner à ce sujet.
Merci de me répondre.

Réaction n°2 

par jimmy le 25/07/2012 @ 17:45
En 1958 en commençant comme galibot à 14 ans, on allait en formation dans un centre sur la route de Hénin Liétard aprés Billy Montigny formation alternée avec le travail au fond à la fosse 3 de Méricourt.

Réaction n°1 

par Galibot le 10/06/2011 @ 15:35
En étant galibot on allait en alternance (Fond école )a la mine image de Fouquieres derriere la fosse 23 de Noyelles sous Lens  on on nous apprenait les bases du metier de mineur .



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